La gestion déléguée ​

Pour gérer ses services publics, la personne publique – qu’il s’agisse de l’État ou d’une collectivité territoriale – peut soit les exploiter directement, soit en déléguer la gestion à un opérateur, qu’il soit privé, public ou mixte.

C'est quoi ?

Pour assurer la gestion de ses services publics, une collectivité publique (ou l’Etat) a le choix entre deux possibilités.

La première est la gestion directe (ou régie) : la collectivité assure elle-même l’exploitation et la gestion des services publics avec ses propres moyens (humains, matériels et financiers).

L’autre possibilité est la gestion déléguée : la collectivité (le délégant) conserve le contrôle, mais confie l’exploitation et la gestion des services publics à un opérateur (le délégataire).

Celui-ci peut être privé, public ou mixte. L’exploitation se fait alors aux risques et périls du délégataire.

Histoire

partenariat public-privé

Bien qu’il s’agisse d’un système très ancien, c’est d’abord au 17ème siècle, puis essentiellement au 19ème siècle, qu’ont été créés l’essentiel des infrastructures et grands services publics en France par le recours à l’initiative privée.

Références bibliographiques :

La gestion déléguée

En quelques chiffres

170 milliards
d’euros

Chiffre d’affaires des entreprises qui gèrent des services publics de l’Etat ou de collectivités

6% du PIB
français

Du volume économique que représente la gestion déléguée

1,2 million d’emplois
non délocalisables

Sont concernés par nos services de gestion déléguée

Typologie des contrats de gestion déléguée

En France, la gestion déléguée recouvre quatre grandes familles d’outils contractuels, qui se distinguent par l’étendue — plus ou moins globale — des missions confiées à l’entreprise attributaire, ainsi que par leur mode de rémunération.

Marché de partenariat

Un marché de partenariat est un marché public qui permet de confier à un opérateur économique ou à un groupement d’opérateurs économiques une mission globale qui se compose obligatoirement de deux objets principaux : 

  • La construction, la transformation, la rénovation, le démantèlement ou la destruction d’ouvrages, d’équipements ou de biens immatériels nécessaires au service public ou à l’exercice d’une mission d’intérêt général ;
  • Tout ou partie de leur financement. 


La maîtrise d’ouvrage est privée
car elle est assurée par le titulaire du marché́ de partenariat.

Consultez le livret 2 : « Le marché de partenariat »

Contrat de concession

Les contrats de concessions sont les contrats conclus par écrit, par lesquels une ou plusieurs autorités concédantes confient l’exécution de travaux ou la gestion d’un service à un ou plusieurs opérateurs économiques à qui est transféré un risque lié à l’exploitation de l’ouvrage ou du service, en contrepartie soit du droit d’exploiter l’ouvrage ou le service qui fait l’objet du contrat, soit de ce droit assorti d’un prix.

La part de risque transféré au concessionnaire implique une réelle exposition aux aléas du marché, de sorte que toute perte potentielle supportée par le concessionnaire ne doit pas être purement nominale ou négligeable. Le concessionnaire assume le risque d’exploitation lorsque, dans des conditions d’exploitation normales, il n’est pas assuré d’amortir les investissements ou les coûts qu’il a supportés, liés à l’exploitation de l’ouvrage ou du service

Consultez le livret 1 : « Les contrats de concession »

Délégation de service public

La délégation de service public est une concession de services ayant pour objet un service public et conclue par une collectivité territoriale, un établissement public local, un de leurs groupements, ou plusieurs de ces personnes morales.

Depuis l’ordonnance n°2016-65 du 29 janvier 2016, il s’agit d’une sous-catégorie de contrat de concession de service mais le mécanisme de ce contrat n’est pas fondamentalement remis en cause. Aujourd’hui, on parle donc indifféremment de « délégation de service public » et de « contrat de concession de service public ».

Consultez le livret 1 : « Les contrats de concession »

Marchés globaux

Un marché public global est un contrat par lequel l’acheteur peut confier à un opérateur économique unique, une mission globale résultant de prestations de nature différente (la conception et la construction d’ouvrages ou la conception et/ou la construction, l’aménagement, l’entretien et la maintenance) moyennant le paiement d’un prix.

Il existe 3 catégories de marchés publics globaux :

  • Les marchés publics de conception-réalisation
  • Les marchés publics globaux de performance
  • Les marchés publics sectoriels


Consultez le livret 3 : « Le marché public global »

PORTFOLIO DU SAVOIR-FAIRE FRANÇAIS DANS LE MONDE

Deux éditions disponibles : 2020 et 2022

L’IGD a publié deux éditions du Portfolio du savoir-faire français dans le monde. Les deux éditions sont accessibles également en anglais.

Ce Portfolio est aussi un hommage à l’engagement des élus, industriels, financeurs et experts membres de l’IGD, ainsi qu’à leurs équipes et aux usagers des infrastructures. Les projets présentés couvrent des secteurs stratégiques tels que :

Ce document met en lumière

+ de 60

réalisations récentes

des industriels et financeurs français membres de l’IGD, illustrant leur expertise en gestion et financement des infrastructures et services publics.

De la conception au financement, en passant par la construction et l’exploitation, toute la chaîne de valeur est représentée.

Sondages

Baromètre : Les français et leurs services publics locaux

Depuis vingt ans, l’IGD réalise régulièrement un grand sondage d’opinion, appelé « baromètre », afin d’évaluer la perception qu’ont les Français de leurs services publics locaux.

Ces baromètres combinent des approches quantitatives et qualitatives, notamment à travers des entretiens approfondis. Ceux-ci permettent de mieux comprendre les attentes des citoyens — leur attachement aux services publics locaux, leurs préoccupations pour l’avenir — et de les replacer dans le contexte des débats politiques, en particulier en période électorale.

Pour l’IGD, ces baromètres constituent un outil essentiel pour cerner les besoins et attentes des Français. En conservant les principales questions posées depuis vingt ans, ils garantissent une comparabilité sur le long terme, tout en intégrant chaque année de nouvelles thématiques pour refléter l’actualité.

Le Regard des Français et des Européens sur les services publics en 2019

En 2019, à l’occasion du 102ᵉ Congrès des maires de France et à l’approche des élections municipales, le Baromètre IGD – ODOXA a analysé la perception des services publics locaux en France et en Europe, avec plusieurs enseignements notables :

  • 62% des Français sont satisfaits de leurs services publics locaux, mais la tendance est à la baisse ;
  • 78% redoutent une dégradation de ces services, une inquiétude 13 points plus forte que la moyenne européenne ;
  • 57% des Français approuvent la gestion déléguée, dont la notoriété a progressé de 4 points en 2 ans.

Ces résultats montrent que 9 Français sur 10 attendent des engagements des candidats, ce qui place la question des services publics locaux au cœur du débat électoral.

Les français et leurs services publics locaux en 2022

En 2022, à quelques semaines des échéances électorales, l’IGD a souhaité attirer l’attention des candidats à l’élection présidentielle sur ce secteur encore trop méconnu, mais néanmoins vital pour l’économie française : la gestion déléguée des services publics.

Le Baromètre a révélé des résultats clés :

  • 64% des Français sont satisfaits des services publics locaux, mais ce taux diminue depuis 2006. De plus, 65% redoutent une détérioration future ;
  • L’investissement public reste une priorité pour 86% des citoyens et influence leur vote ;
  • 55% des Français soutiennent la gestion déléguée, et 59% y voient un moyen d’optimiser les dépenses sans compromettre les investissements.

Les français et les services publics locaux en 2025

En 2025, à l’approche des élections municiaples de mars 2026, l’IGD a réalisé un nouveau « baromètre », afin d’évaluer la perception qu’ont nos concitoyens de leurs services publics locaux.

Les services publics locaux s’imposent comme un enjeu démocratique majeur. Ce nouveau baromètre réalisé par Odoxa pour l’IGD révèle une opinion à la fois attachée à ses services publics et inquiète de leur dégradation :

  • Un attachement fort, mais une confiance en recul
    – 54 % des Français se déclarent satisfaits de leurs services publics locaux (un recul de 33 points depuis 2006).
    – 8 Français sur 10 pensent que leur qualité va continuer à se détériorer.
  • Un enjeu clé pour les élections municipales de 2026
    – 87 % des Français estiment qu’il est important que les candidats intègrent les services publics dans leurs programmes.
    – Pour 77 %, ce thème aura un impact sur leur vote.
  • Vers des solutions pragmatiques et durables
    – 60 % des Français accepteraient une légère hausse du coût d’un service public pour accélérer la transition écologique.
    – 55 % jugent légitime le recours à la gestion déléguée, à condition que la collectivité garde le contrôle du service.

Stop aux idées reçues

LA GESTION DÉLÉGUÉE et les PPP : KESACO ?

Ces deux documents expliquent de manière simple comment une personne publique peut confier la gestion de certains services publics à des partenaires externes, tout en conservant le contrôle et la propriété des infrastructures.

Ils permettent de mieux comprendre le fonctionnement de la gestion déléguée et des partenariats public-privé (PPP), tout en dissipant l’idée reçue selon laquelle déléguer signifierait privatiser.